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L'Espace protégé

Carte d'identité

  • Portofino Parco Naturale Regionale:
    • Superficie terrestre (ha) : 1.056,26
    • Région : Liguria
    • Province : Genova
    • Communes : Camogli, Chiavari, Portofino, Rapallo, Santa Margherita Ligure, Zoagli
    • Loi d'institution : LR 12 22/02/1995
    • Liste officielle EP : EUAP0453
  • Autres espaces protégés gérés :
    • ZSC Parco di Portofino
    • ZSC Pineta - Lecceta di Chiavari
    • ZSC Rio Tuia - Montallegro

Statuts de l'Ente Parco di Portofino (en italien - PDF - 115Kb)

 

 

Le Parc

Le Parco di Portofino offre une vision synthétique de la côte ligurienne, du point de vue aussi bien naturel que historique-anthropologique. L'aspect actuel du territoire est en effet le résultat d'une forme singulière de co-évolution entre la nature et l'activité humaine, qui a déterminé une variété surprenante de systèmes biologiques et de milieux ainsi qu'à une culture matérielle spécifique (à la confluence de trois civilisations : la civilisation maritime, celle de l'olivier et celle du châtaignier). Un vaste réseau de sentiers traverse milieux sauvages, établissements ruraux et bourgs maritimes riches d'art et d'histoire, offrant des paysages qui font désormais partie de la légende visuelle de la Méditerranée.
L'espace protégé proprement dit (1 200 ha) est entouré par une aire cadre d'environ 3 400 hectares. Le territoire du Parc s'étend dans les communes de Recco, Camogli, Portofino, Santa Margherita Ligure, Rapallo, Zoagli et Chiavari.

Les milieux

La partie septentrionale du Parc (caractérisée par la présence de calcaires marneux, argilites et grès en couches alternées) est dominée par des forêts mésophiles (charme commun, frêne, châtaignier, noisetier, érable champêtre), tandis que la partie méridionale (sur un poudingue : une roche sédimentaire détritique consolidée, constituée de débris arrondis) est couverte d'un épais maquis méditerranéen (bruyère, arbousier, lentisque, myrte), pinèdes, bois de chêne vert, garrigue, prairies d'ampelodesmos et de fougère aigle. On peut aussi trouver des systèmes biologiques particuliers sur les falaises, les rochers et les murs de pierres sèches, dans les petites vallées fraîches formées par l'orographie complexe du promontoire. Le paysage agricole est dominé par des oliveraies cultivées en bandes souvent avec des potagers au pied. Près des villages, au milieu de lambeaux de forêt et de maquis, on trouve d'anciens châtaigniers, rangées de pin pignon, petits potagers, vergers, plantations d'agrumes et jardins.

La flore

L'exceptionnelle variété de milieux et de microclimats détermine une concentration floristique parmi les plus élevées de la Méditerranée : plus de 700 espèces spontanées peuplent un territoire assez limité et caractérisé par de faibles variations d'altitude (0-610 m). Une espèce rare des Alpes Maritimes, la saxifrage en forme de coquille (Saxifraga cochlearis), vit à côté des espèces mésophiles des forêts mixtes, de celles du maquis et même d'éléments décidément thermophiles comme l'euphorbe épineuse ou l'ampelodesmos. Oliviers, pins, chênes verts et châtaigniers, que l'on trouve ailleurs à des altitudes différentes, co-habitent ici jusqu'à presque le niveau de la mer. Parmi les éléments d'intérêt remarquable, les fougères (rupicoles et des murs, osmonde royale, ptéris de Crète).

Faucon pèlerin
Faucon pèlerin

La faune

Les invertébrés comprennent plus de 20 espèces endémiques liguriennes. On ne peut ne pas mentionner le pacha à deux queues (Charaxes jasius), un papillon de plus en plus rare en Ligurie. Parmi les amphibiens il faut signaler la rainette méridionale, le spélerpès, la rana italica. Parmi les reptiles, l'hémidactyle verruqueux, le gecko des murs, le lézard vert. L'avifaune (une centaine d'espèces) comprend des oiseaux typiques du maquis (fauvette mélanocéphale, fauvette pitchou, fauvette à tête noire, fauvette grisette), des clairières (huppe, ortolan, chardonneret élégant), du bois (grive musicienne, mésange bleue, pinson des arbres, rouge-gorge familier, geai des chênes), des pinèdes (tourterelle des bois, pigeon ramier), rapaces (faucon crécerelle, buse variable, faucon pèlerin, faucon hobereau), oiseaux marins (goélands, sternes, pies, fous). Parmi les mammifères, le renard, le blaireau, l'écureuil, le hérisson, la fouine, le sanglier et nombreux micro-mammifères.

Statue du Christ
Statue du Christ

Les fonds marins

L'éperon rocheux du promontoire, prolongé vers la pleine mer et caractérisé par ses falaises en surplomb, créé une série de fonds marins parmi les plus intéressants et les plus intacts de la Méditerranée. On y trouve tout l'éventail des biocénoses de la haute mer Tyrrhénienne. A remarquer, en particulier, la présence de nombreuses espèces de la Méditerranée méridionale, l'exceptionnelle richesse végétale et animale de l'estran, la variété des éponges, les herbiers à posidonie (Posidonia oceanica), les formations de gorgones blanches (Eunicella stricta), jaunes (Eunicella cavolinii), rouges (Paramuricea chamaelon), les peuplements de corail rouge (Corallium rubrum). C'est pour protéger ces fonds extraordinaires que le Ministère de l'Environnement a récemment institué une Réserve marine.

Histoire et art

La présence humaine sur le Promontoire est documentée dès la fin de l'Age du Bronze (XIVe siècle a.C.), mais c'est à partir de la fin de l'Age du Fer (IIe siècle a. C.) que l'installation des peuples Ligures méditerranéens se consolide autour du castellaro de Camogli. La pénétration romaine, lente et contrastée, déplace le centre de gravité sur le versant oriental, où la crique de Portofino (Portus Delphini) offre l'un des meilleurs ports naturels protégés de la Méditerranée.
Autour du Xe siècle s'affirme le pouvoir féodal des moines bénédictins de l'Abbaye de San Fruttuoso (versant sud), l'une des institutions ecclésiastiques les plus puissantes de la Méditerranée.
L'Abbaye de San Fruttuoso est l'un des complexes monumentaux les plus remarquables de la côte ligurienne. Parmi les autres monuments du promontoire, l'Abbaye de la Cervara (XIVe siècle) et l'église romane de S. Nicolò di Capodimonte (XIIe siècle). L'intense tradition religieuse a parsemé le territoire d'églises, couvents, petites chapelles, édicules rurales et maritimes, et a donné origine à la forme expressive des ex-voto maritimes (Nostra Signora del Boschetto, à Camogli).
L'influence culturelle et économique des activités maritimes, et notamment de la Marine de Camogli, est documentée à l'intérieur du Musée Maritime "Gio Bono Ferrari" de Camogli.

Les cultures traditionnelles

Les produits manufacturés et les activités de la tradition paysanne (les murs de pierres sèches, le système des moulins et des pressoirs pour la transformation du blé, des châtaignes et des olives, le tressage du châtaignier et de l'ampelodesmos, la dentelle, la récolte de plantes aromatiques et médicinales, l'artisanat du bois) s'accompagnent à ceux de la tradition maritime (les gozzi de Paraggi, la madrague de Punta Chiappa). La gastronomie se base, selon la tradition ligurienne, sur peu d'ingrédients simples et patiemment travaillés (olives, anchois, galettes, focacce, soupes et tartes d'herbes et de légumes, farces, huile, arômes).

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